full screen background image
Search
Thursday 14 December 2017
  • :
  • :

Cap-Haitien, Haiti

 

ABOUT CAP-HAITIEN

La ville du Cap fut fondée en 1670 par un petit groupe de 12 aventuriers Français dirigés par Pierre Lelong qui revenaient d’une expédition contre les espagnols à la tortue. Elle fut longtemps une bourgade précarisée par la rivalité existant entre Français et espagnols causant entièrement sa destruction deux fois, en 1691 et 1695. La ville deviendra stable peu après ses événements avec le traité de Ryswick.

Elle fut élevée officiellement au rang de villes coloniales des possessions Françaises du nouveau-monde qu’en 1711, suivant les principes administratives de l’époque par une lettre patente de Louis XIV par ordonnance royale sous le nom de Cap-Français.

Le développement de cette ville commence avec les premiers éléments de l’industrie sucrière. Le gouvernement colonial devait tout mettre en œuvre par la suite, selon les principes administratifs de l’époque pour en faire la capitale et le principal centre commercial de Saint-Domingue.
Par une main d’œuvre servile importée d’Afrique, la ville connait au 18ème siècle une splendeur qui la fit surnommer le Paris de Saint-Domingue par les chroniqueurs de l’époque. A la veille de la révolution de 1789, elle va être la base arrière du corps expéditionnaire franco-espagnole qui a lutté aux côtés de Georges Washington contre les Anglais.

Le Cap-français du 18ème siècle est une ville d’architecture néo-classique sobre, au langage répétitif que seul interrompt la majesté des grands édifices publics aux façades blanchies au lait de chaux : tel le palais du gouvernement, les grands casernes, l’église paroissiale etc…

Le Cap est le théâtre des grands événements politiques de l’Histoire d’Haïti : le coup d’Etat de l’assemblée provinciale (1790), la subversion d’Ogé et de Chavannes (1791), le soulèvement et la proclamation de la proclamation de la liberté générale des esclaves (1791, 1793), la bataille de vertières et la capitulation de l’armée française (1803).

Avec l’indépendance nationale, le Cap prend une autre dénomination (Cap-Haïtien) et est élevé au rang de commune. Deux ans après, Christophe le baptisa Cap-Henri et devint la capitale commerciale de son Etat. Son action sur la ville sera décisive et laissera une empreinte profonde surtout sur l’urbanisme du Cap qui ne s’était point encore relevé des ruines accumulées au cours de l’affaire Galbaud et à l’arrivée de l’expédition Leclerc.
L’intervention du Roi ne se borna pas au plan de l’urbanisme, mais aussi, la production, l’éducation et la défense du territoire. Sur le plan économique le Cap offre une activité remarquable car en 1817 plus de 150 bâtiments du commerce étrangers accostèrent le port de la Ville. Mais à la mort du roi, le Cap fut le théâtre des scènes de pillages et d’assassinats comme fut le cas du fils ainé du père fondateur de la nation et le prince héritier du royaume du Nord à la rue L.

 

Source: Rachel Moscoso Denis Facebook Page